Écrire, c'est ébranler le sens du monde, y disposer une interrogation indirecte, à laquelle l'écrivain, par un dernier suspens, s'abstient de répondre. La réponse, c'est chacun de nous qui la donne, y apportant son histoire, son langage, sa liberté ; mais comme histoire, langage et liberté changent infiniment, la réponse du monde à l'écrivain est infinie : on ne cesse jamais de répondre à ce qui a été écrit hors de toute réponse : affirmés, puis mis en rivalité, puis remplacés, les sens passent, la question demeure.
Roland Barthes, Sur Racine ,Seuil - 1963
De ton regard,
Naît le soleil,
De ton souffle,
Coule mon être,
Dictait mon ancêtre,
Enivré par son empreinte
Sur des barbares …devenus,
Par revirement de fortune,
Et déboires de l’Histoire,
Bâtisseurs d’absurde,
Et seigneurs d’apocalypse.
Impassible à l’appel
Du néant,
Et cultures de l’éphémère,
Je greffe ton nom,
Je greffe ton nom,
Frêle bouquet d’espoir,
Aux cotés de celle
Dont le regard signifiait le soleil,
Et le rire l’éternité.
Extrait de Souveraine
Alex Caire
Tous droits réservés
Editions Horus – 1997
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